Marketing digital

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Jusqu’à 5 fois plus d’interaction sur Instagram pour les collaborations publiées par les créateurs de contenu

L’utilisation de la fonctionnalité collaboration est désormais bien installée dans les stratégies Instagram des marques. Selon une analyse publiée par Emplifi, plus de 73 % des profils de marques étudiés ont utilisé au moins une publication collaborative au premier semestre 2026. Mais l’étude met surtout en évidence une différence importante : une collaboration publiée initialement par un créateur obtient généralement de meilleures performances qu’une collaboration publiée par la marque elle-même. L’analyse porte sur les données de clients Emplifi entre le 1er janvier et le 30 juin 2026. Pour la mesure de l’amplification, Emplifi a étudié 520 198 publications sur 3 791 profils Instagram. Il s’agit donc d’un échantillon de clients de la plateforme et non d’une analyse exhaustive de l’ensemble d’Instagram. Publier chez le créateur de contenu ou chez la marque ne produit pas les mêmes résultats Instagram permet à deux comptes de cosigner une même publication. Une fois la collaboration acceptée, le contenu apparaît sur les profils concernés. Emplifi distingue cependant deux configurations. Visuellement, le résultat peut sembler proche. Pourtant, les collaborations initiées par les créateurs enregistrent systématiquement les plus fortes hausses d’interactions par rapport aux publications classiques des marques, dans l’ensemble des secteurs analysés. Une explication possible tient à la manière dont le contenu est intégré à l’audience du créateur. Il apparaît d’abord dans son univers éditorial, avec ses codes et son ton, plutôt que comme une communication directement portée par la marque. Emplifi reste néanmoins prudent : ses données montrent une association entre ces collaborations et de meilleures performances, mais ne permettent pas d’attribuer l’intégralité de l’écart au seul mécanisme de collaboration. Les petites marques peuvent multiplier leurs interactions par 5 L’étude met également en évidence un effet particulièrement important pour les comptes disposant encore d’une audience limitée. Pour les marques ayant des profils de moins de 10 000 abonnés, une collaboration publiée par un créateur génère en moyenne 5 fois plus d’interactions que leurs publications non collaboratives. L’écart diminue ensuite progressivement avec la taille du compte. Cela ne signifie pas que les grandes marques ne bénéficient plus des collaborations. Leur enjeu est simplement différent. Une marque déjà suivie par plusieurs centaines de milliers de personnes cherche moins à compenser une petite audience qu’à toucher de nouvelles communautés. Emplifi constate d’ailleurs que les petites marques semblent obtenir de meilleurs résultats lorsqu’elles travaillent avec un nombre limité de partenaires bien sélectionnés. À l’inverse, les grands comptes peuvent davantage bénéficier d’un portefeuille élargi de créateurs afin de multiplier les communautés touchées et de limiter le chevauchement entre audiences. L’impact est encore plus visible sur les partages et les reposts La différence ne concerne pas uniquement les likes ou les commentaires. Dans tous les secteurs analysés, les contenus collaboratifs génèrent également davantage de partages et de reposts que les publications classiques des marques. Cette métrique est particulièrement intéressante pour les responsables marketing. Un like traduit généralement une interaction avec une audience déjà exposée au contenu. Un partage peut au contraire faire circuler la publication auprès de nouvelles audiences. Pour une campagne d’influence, suivre uniquement les interactions peut donc donner une vision incomplète de la performance. Le format des Reels est celui qui profite le plus des collaborations Le format joue lui aussi un rôle important. Parmi les contenus étudiés, les Reels enregistrent la plus forte progression de performance lorsqu’ils sont publiés en collaboration, particulièrement lorsque le créateur est à l’origine de la publication. Les carrousels collaboratifs publiés par les marques affichent en revanche les gains relatifs les plus faibles de l’analyse. Cela ne remet pas en cause leur utilité. Un carrousel reste adapté lorsqu’une entreprise doit expliquer un produit, développer plusieurs arguments ou présenter un contenu pédagogique. En revanche, lorsque l’objectif principal est la découverte, l’engagement ou l’élargissement de l’audience, l’étude suggère de tester en priorité des Reels portés par les créateurs. Comment intégrer ces résultats à votre stratégie d’influence et vos collaborations sur Instagram Cette étude invite d’abord les marques à revoir la manière dont elles organisent leurs campagnes d’influence. Faire intervenir un créateur ne consiste pas uniquement à acheter l’accès à son audience. Le compte depuis lequel le contenu est publié et la liberté créative accordée au partenaire peuvent également jouer un rôle important. Pour les campagnes orientées notoriété et découverte, il peut donc être pertinent de laisser le créateur publier directement le contenu et d’ajouter ensuite la marque comme collaborateur. Les publications pilotées par la marque restent toutefois intéressantes lorsque le contrôle du message est prioritaire, par exemple pour un lancement produit, une communication institutionnelle ou un secteur fortement réglementé. Les entreprises devraient également élargir leurs indicateurs de performance. Likes et commentaires ne suffisent pas toujours à mesurer l’effet réel d’une collaboration. Les partages, reposts, portée, nouveaux abonnés et résultats business obtenus permettent de mieux déterminer si le contenu a réellement quitté l’audience habituelle de la marque. Enfin, l’étude montre qu’une stratégie de créateurs efficace ne repose pas nécessairement sur le plus grand nombre possible de partenariats. Pour les marques disposant encore d’une communauté limitée, quelques collaborations cohérentes et répétées peuvent être plus intéressantes qu’une multiplication de partenariats sans réelle continuité éditoriale. L’enjeu n’est donc plus seulement de se demander avec quel créateur collaborer, mais également qui doit porter le contenu, dans quel format et devant quelle communauté.

Astuces et conseils, Etude de cas

Les facteurs SEO jugés les plus importants par 131 professionnels

Google ne publie pas la formule exacte qui détermine l’ordre de ses résultats de recherche. Le moteur confirme cependant utiliser de nombreux systèmes et signaux pour analyser des centaines de milliards de pages et sélectionner les résultats qu’il juge les plus pertinents et utiles pour chaque requête. Dans ce contexte, une question revient régulièrement chez les entreprises : sur quoi faut-il réellement concentrer ses efforts SEO ? En septembre 2026, Zyppy a interrogé 131 professionnels du référencement naturel afin de connaître leur perception des facteurs qui influencent le plus le classement sur Google. L’étude originale publiée par Zyppy porte sur 103 facteurs potentiels et rassemble 13 665 évaluations. Les résultats donnent une indication intéressante sur les priorités actuelles des spécialistes SEO : Facteur cité parmi les 3 plus importants Part des répondants Pertinence par rapport à la recherche 57,1 % Backlinks 54,8 % Qualité du contenu 47,6 % Autorité et confiance 36,5 % Comportement et clics des utilisateurs 29,4 % Signaux de marque 27,0 % Satisfaction utilisateur 19,8 % Santé technique du site 17,5 % Autorité thématique 14,3 % Maillage interne 11,1 % Ces pourcentages ne représentent pas le poids réel de chaque facteur dans l’algorithme de Google. Ils indiquent la proportion de professionnels interrogés ayant placé chaque élément dans leur top 3. L’étude mesure donc une perception professionnelle structurée, pas le fonctionnement interne de Google. 1. Intention de recherche : le premier facteur SEO cité pour le classement Google La correspondance avec l’intention de recherche obtient le meilleur score parmi les 103 facteurs étudiés. L’intention de recherche désigne ce que l’internaute cherche réellement à accomplir lorsqu’il saisit une requête. Une personne qui recherche « assurance auto Côte d’Ivoire » peut, par exemple, vouloir comparer les offres. Une personne qui tape « prix assurance auto Côte d’Ivoire » manifeste une intention plus précise. Une recherche comme « souscrire assurance auto en ligne » se rapproche encore davantage d’une intention transactionnelle. Une page peut donc contenir exactement les bons mots-clés et rester peu performante si elle répond mal au besoin réel de l’utilisateur. Cette observation est cohérente avec le fonctionnement décrit dans le guide officiel des systèmes de classement de Google. Google explique que ses systèmes automatisés exploitent de nombreux facteurs et signaux afin de comprendre les pages et de présenter les résultats les plus pertinents. Comment intégrer l’intention de recherche dans une stratégie SEO ? Une stratégie SEO ne devrait donc pas commencer par : « Combien de fois devons-nous utiliser ce mot-clé ? » Elle devrait plutôt commencer par : « Quelle réponse attend réellement l’utilisateur lorsqu’il effectue cette recherche ? » Cela change directement la construction des contenus. Pour une banque, une requête comme « ouvrir un compte professionnel » peut nécessiter une page produit claire comprenant les conditions, les documents nécessaires et le processus d’ouverture. Une requête comme « quel compte bancaire choisir pour une PME » appelle davantage un contenu comparatif et pédagogique. Le mot-clé peut être proche. L’intention, elle, est différente. 2. Backlinks et SEO : les liens restent un facteur important pour Google Deuxième enseignement de l’étude : les backlinks, c’est-à-dire les liens provenant d’autres sites vers votre propre site, restent très fortement valorisés par les professionnels interrogés. 54,8 % des répondants les placent parmi leurs trois principaux facteurs, selon l’étude Zyppy sur les facteurs de classement Google. Tous les liens ne se valent cependant pas. Les répondants accordent notamment davantage de valeur aux liens provenant : À l’inverse, les backlinks considérés comme artificiels ou spammy obtiennent une évaluation négative dans l’étude. Google confirme de son côté que ses systèmes prennent en compte les relations entre les pages et les liens. Son guide des systèmes de classement mentionne notamment PageRank parmi les systèmes toujours intégrés à ses principaux mécanismes de classement. Cela ne signifie toutefois pas qu’il faut chercher à obtenir le maximum de liens possible. Les règles anti-spam de Google visent explicitement les pratiques destinées à manipuler artificiellement les résultats. Cela comprend notamment différentes formes de création ou d’achat de liens lorsque l’objectif principal est de fausser le classement. Comment obtenir des backlinks de qualité pour son référencement naturel ? Une compagnie d’assurance qui publie une étude originale sur les comportements de souscription en Afrique francophone peut naturellement être citée par des médias économiques, des blogs spécialisés, des associations professionnelles ou d’autres organisations du secteur. Ces liens ont une logique éditoriale. Ils sont très différents de centaines de liens achetés sur des sites sans rapport avec l’assurance. 3. Contenu SEO : Google et les experts valorisent la qualité et l’originalité La qualité du contenu arrive en troisième position dans l’étude. Mais un résultat est particulièrement intéressant : la recherche originale et les données propriétaires figurent parmi les éléments les mieux notés à l’intérieur de cette catégorie, selon l’étude originale de Zyppy. Cela correspond également à l’orientation exprimée par Google. Dans son guide des systèmes de classement, Google explique chercher à mettre en avant des contenus utiles et originaux plutôt que de simples copies ou reformulations de contenus déjà existants. Pour les entreprises, cela ouvre un levier SEO parfois sous-exploité : utiliser leurs propres données et leur expertise métier comme matière éditoriale. Ces contenus sont plus difficiles à reproduire qu’un article générique du type « 10 conseils pour améliorer votre marketing ». Ils peuvent également devenir des sources que d’autres sites souhaitent citer, ce qui crée un lien direct entre contenu original et acquisition de backlinks. 4. Contenu généré par IA et SEO : ce que Google pénalise réellement L’utilisation de l’intelligence artificielle mérite une nuance importante. Dans l’étude, les professionnels interrogés évaluent plutôt favorablement les contenus générés avec l’aide de l’IA lorsqu’ils font ensuite l’objet d’un travail humain substantiel et apportent une valeur supplémentaire. À l’inverse, la production massive de contenus assistés par IA avec peu de valeur ajoutée figure parmi les facteurs les plus négativement évalués dans l’étude Zyppy. Cela rejoint la position officielle de Google. Dans ses recommandations concernant les contenus générés par intelligence artificielle, Google explique se concentrer principalement

Astuces et conseils

Comment vérifier la perception de votre entreprise par les moteurs de recherche IA

Lorsqu’un prospect demande à ChatGPT, Gemini, Claude ou une autre intelligence artificielle de lui présenter une entreprise, la réponse ne dépend pas uniquement de ce qui est écrit sur la page d’accueil de l’organisation. Les moteurs de recherche IA s’appuient sur un ensemble beaucoup plus large d’informations publiques : pages du site, profils d’entreprise, avis clients, articles de presse, annuaires, contenus publiés, interventions de dirigeants ou encore mentions provenant de sites tiers. Toutes ces informations contribuent à construire un ensemble des preuves numériques qui permettent à aux IA de comprendre ce qu’est une organisation. L’enjeu ne consiste donc plus seulement à vérifier si votre entreprise apparaît lorsqu’un internaute recherche son nom. Il faut également se demander si une IA qu’un prospect interroge aujourd’hui sur votre entreprise, comprend correctement qui vous êtes, ce que vous faites, à qui vous vous adressez et ce qui vous différencie. Commencez simplement par demander aux IA ce qu’elles savent de vous Le premier niveau d’audit est particulièrement simple : interroger plusieurs assistants IA sur votre entreprise. Vous pouvez demander à ChatGPT, Gemini ou Claude de vous expliquer : L’objectif n’est pas seulement de repérer les erreurs factuelles. Il faut également observer le niveau de précision de la réponse. Prenons l’exemple de Pandore qui est une agence spécialisée dans le marketing digital des banques et assurances en Afrique francophone. Si une IA décrit simplement l’agence comme « une agence de marketing digital proposant des services de communication et d’acquisition », elle a probablement identifié son activité générale, mais pas son positionnement. Si elle est capable d’identifier spontanément sa spécialisation sectorielle, sa zone géographique, ses expertises et des références permettant de justifier cette spécialisation, son niveau de compréhension est beaucoup plus précis. Il est également intéressant de répéter l’exercice sur plusieurs IA. Les réponses peuvent varier en fonction des informations auxquelles les différents systèmes ont accès et de la manière dont ils les interprètent. Un audit en cinq dimensions Pour structurer l’analyse, cinq dimensions peuvent être explorées et servir de grille de diagnostic : identité, différenciation, preuves, cohérence et relations. Pour chacune, l’entreprise peut chercher à identifier trois choses : ce que les IA comprennent correctement aujourd’hui, ce qu’elles comprennent mal ou de manière trop générique, et quelles informations publiques permettraient de réduire cette ambiguïté. Le résultat devient alors un véritable plan d’action : corriger certaines informations, clarifier des pages, actualiser des profils, développer des études de cas, renforcer la présence sur certaines sources externes ou documenter davantage certaines expertises. L’intérêt de cet audit est justement de relier des actions habituellement dispersées entre SEO, contenus, relations presse, réputation, réseaux sociaux ou communication corporate autour d’un objectif commun : rendre l’entreprise plus facile à identifier, comprendre et contextualiser par les systèmes d’IA. Il ne remplace donc pas le travail technique nécessaire pour rendre les contenus accessibles aux moteurs, ni le travail éditorial permettant d’associer une marque aux catégories dans lesquelles elle souhaite être reconnue. Il permet plutôt de prendre de la hauteur sur l’ensemble de ces éléments et de poser une question beaucoup plus globale sur l’alignement entre l’empreinte numérique et la manière dont l’enteprise souhaite être perçue. 1. Vérifiez d’abord si votre identité est claire Une IA doit pouvoir répondre sans ambiguïté à quelques questions élémentaires : qui êtes-vous ? Que faites-vous ? Pour qui ? Où ? Cela paraît évident, mais l’information disponible en ligne est parfois beaucoup moins cohérente qu’on ne l’imagine. Le site peut présenter l’entreprise comme spécialiste d’un secteur alors que sa page LinkedIn conserve un positionnement plus ancien et généraliste. Un annuaire peut utiliser une catégorie différente. Une filiale peut être confondue avec le groupe. Certains profils peuvent encore mentionner des offres qui n’existent plus. Individuellement, chacune de ces incohérences paraît mineure. Ensemble, elles compliquent l’identification de l’entreprise. Le premier travail consiste donc à vérifier la cohérence des principales sources : site officiel, pages institutionnelles, profils sociaux, annuaires professionnels et autres profils publics importants. Cette cohérence doit également exister au niveau technique : les moteurs doivent pouvoir accéder aux informations importantes, les récupérer correctement et identifier les relations entre les différentes entités de l’entreprise. Nous détaillons ces aspects dans notre guide sur les 4 fondamentaux techniques pour être visible dans la recherche agentique. 2. Vérifiez si les IA comprennent réellement votre différenciation Être identifié ne signifie pas être différencié. Une IA peut parfaitement comprendre qu’une entreprise est une banque, une compagnie d’assurance ou un cabinet de conseil sans être capable d’expliquer ce qui la distingue de ses concurrents. C’est particulièrement révélateur lorsque les réponses utilisent uniquement des formulations génériques : entreprise innovante, acteur de référence, service de qualité, accompagnement personnalisé, expertise reconnue… Ces expressions disent finalement très peu de choses. Une différenciation devient beaucoup plus facile à comprendre lorsqu’elle est précise et soutenue par des éléments observables : spécialisation sur un secteur, méthodologie propriétaire, présence dans certains pays, expertise particulière, technologie spécifique, type de clientèle, résultats documentés ou encore expérience reconnue sur une problématique. Pour une banque, par exemple, déclarer être « proche de ses clients » apporte peu de différenciation. Être régulièrement identifiée comme la banque spécialisée dans le financement des PME exportatrices d’une région donnée constitue une association beaucoup plus précise. L’audit doit donc vérifier non seulement si les IA savent ce que fait l’entreprise, mais également ce qu’elles considèrent comme sa spécialité. 3. Regardez les preuves disponibles, pas uniquement ce que votre entreprise affirme Une entreprise peut écrire sur son propre site qu’elle est experte d’un secteur. Mais existe-t-il d’autres éléments qui viennent renforcer cette affirmation ? Avis clients, études de cas, certifications, publications, conférences, podcasts, interviews, partenariats ou articles de presse constituent autant de signaux externes susceptibles de renforcer ce que l’entreprise affirme elle-même. Cette distinction est importante car être connu par une IA ne signifie pas nécessairement être associé aux bons besoins ou recommandé dans les bonnes catégories. Nous avons détaillé ce mécanisme dans notre analyse sur la différence entre reconnaissance d’une marque et recommandation par les moteurs de recherche IA. Dans le cadre de cet

Actualités

Meta One : fonctionnalités, prix et impact sur le marketing digital pour les entreprises

Meta a franchit une nouvelle étape dans la monétisation de Facebook, Instagram et WhatsApp. Avec Meta One, lancé en septembre 2026, le groupe rassemble plus de 50 fonctionnalités premium : intelligence artificielle, programmation, analytics, liens dans les publications, gestion des équipes, vérification, protection contre l’usurpation ou encore automatisation des réponses clients sur WhatsApp. L’expérience de base reste gratuite. Mais Meta crée désormais une distinction beaucoup plus nette entre utiliser un réseau social et l’exploiter comme un outil professionnel. Résumé des offres et prix de Meta One pour les différents profils Meta One regroupe trois familles d’offres. Offre Prix international indicatif Pour qui ? Principale valeur Instagram Plus 3,99 $/mois Particuliers Fonctions Instagram supplémentaires Facebook Plus 3,99 $/mois Particuliers Personnalisation et fonctions sociales WhatsApp Plus 2,99 $/mois Particuliers Personnalisation et gestion des conversations Core 7,99 $/mois Utilisateurs réguliers de Meta AI Plus d’IA + fonctions premium des applications Premium 19,99 $/mois Gros utilisateurs de l’IA Limites d’utilisation IA plus élevées Essential 14,99 $/mois/profil Créateurs, PME Vérification, protection, premiers outils business Advanced 49,99 $/mois/profil Équipes marketing Publication, liens, analytics, collaboration Expert 149 $/mois/profil Organisations à fort volume Capacités et quotas supérieurs Max 499 $/mois/profil Grandes organisations Capacités maximales et Business Agent Les prix, fonctionnalités et disponibilités peuvent varier selon les pays, les applications et les comptes. Meta ne publie pas encore de grille tarifaire unique spécifique à l’ensemble des marchés africains. En quoi Meta One facilite le marketing digital des entreprises sur Facebook, WhatsApp et Instagram Les offres Essential, Advanced, Expert et Max concentrent les changements les plus importants. Fonction Essential Advanced Expert / Max Impact potentiel Badge vérifié ✓ ✓ ✓ Confiance et identification officielle Protection contre l’usurpation ✓ ✓ ✓ Important pour banques, assurances et grandes marques Canal WhatsApp Business vérifié ✓ ✓ ✓ Rassure le client sur l’identité de l’entreprise Page de liens jusqu’à 20 liens ✓ ✓ ✓ Alternative ou complément au « link in bio » Meta Business Agent ✓ ✓ ✓ Automatisation du service client Programmation des Stories Instagram ✓ ✓ Jusqu’à 30 jours en avance Programmation des posts et Reels ✓ ✓ Jusqu’à un an selon les formats Publication Instagram en masse ✓ ✓ Gain de productivité pour les équipes éditoriales Liens dans les posts Instagram ✓ quotas supérieurs Réduction de la friction vers un site ou une offre Liens dans les Reels ✓ quotas supérieurs Transformation du contenu en canal d’acquisition Analytics exportables ✓ ✓ Reporting et consolidation BI Historique Insights étendu ✓ ✓ Analyse des tendances sur une période plus longue Insights concurrents ✓ ✓ Benchmark directement depuis Meta Insights sur les non-abonnés Facebook ✓ ✓ Comprendre l’audience réellement touchée Accès collaboratif sans mot de passe jusqu’à 4 personnes davantage Meilleure gouvernance Support humain accès limité capacités supérieures Résolution de problèmes critiques Appareils WhatsApp Business supplémentaires ✓ davantage Gestion du service client en équipe Crédits de diffusion WhatsApp davantage davantage Communication à plus grande échelle L’offre Advanced constitue donc le véritable point de rupture pour les équipes marketing. Essential porte surtout sur l’identité et la confiance. Advanced transforme davantage Meta en outil de travail marketing. Le changement majeur : les publications Instagram deviennent un canal d’acquisition direct L’une des nouveautés les plus importantes concerne les liens dans les publications organiques et les Reels. Instagram a longtemps imposé un parcours indirect : Publication → profil → lien en bio → site Meta One permet un parcours plus court : Publication → site Les quotas actuellement documentés illustrent cependant la logique freemium de Meta : Offre Liens Instagram / mois Liens Facebook / mois Advanced 4 posts + 4 Reels 8 posts + 8 Reels Expert 8 posts + 8 Reels 20 posts + 20 Reels Max 12 posts + 12 Reels Illimité Pour un e-commerce, une banque lançant un nouveau produit ou un assureur souhaitant envoyer directement vers un formulaire de devis, cette évolution peut réduire une friction importante du parcours client. WhatsApp devient progressivement un outil CRM conversationnel L’autre évolution majeure se joue sur WhatsApp. Meta Business Agent existait avant Meta One. Lancé en juin 2026, cet agent IA permet déjà de répondre automatiquement aux clients, recommander des produits, qualifier des prospects, prendre des rendez-vous ou transférer une conversation à un conseiller humain. Avec Meta One, Meta commence désormais à monétiser sa capacité d’utilisation : Essential donne accès à davantage de réponses automatisées, Advanced augmente encore ce volume, tandis qu’Expert et Max proposent les niveaux de capacité les plus élevés. Pour les entreprises africaines, l’enjeu peut être particulièrement important compte tenu du rôle de WhatsApp dans les échanges avec les clients. WhatsApp ne serait alors plus seulement un canal de messagerie. Il se rapproche progressivement d’une interface de vente, de support, de qualification commerciale et de relation client automatisée. Pour une banque ou un assureur, il faudra toutefois conserver une frontière claire entre les demandes simples et celles nécessitant authentification, accès au système d’information, conseil réglementé ou intervention humaine. Il faudra aussi sensibiliser les clients à l’usage de ces agents IA, en précisant clairement quand ils échangent avec un système automatisé, quelles informations ils ne doivent jamais communiquer et dans quels cas ils doivent être redirigés vers un conseiller humain. Advanced concurrence les outils de gestion de réseaux sociaux et community management Meta ajoute également des fonctions jusqu’ici fréquemment achetées auprès d’outils tiers : Besoin Ce que Meta One Advanced apporte Planification Stories, posts et Reels Reporting Analytics exportables Analyse historique Insights étendus Benchmark Données sur certains concurrents Collaboration Accès équipe sans partage du mot de passe Acquisition Liens organiques Service client Capacités WhatsApp et Business Agent Support Accès renforcé à l’assistance Pour un Social Media Manager ou Community Manager, plusieurs tâches du quotidien peuvent donc désormais être réalisées directement dans l’écosystème Meta : programmer des contenus, analyser les performances, collaborer avec d’autres membres de l’équipe ou encore suivre certains concurrents. Cela ne signifie pas que Meta One remplacera automatiquement des plateformes de social media management comme Metricool, Hootsuite ou Sprout Social. Un outil spécialisé conserve un avantage essentiel : la gestion

Astuces et conseils

Comment utiliser ChatGPT pour construire et piloter une campagne marketing

ChatGPT est souvent utilisé en marketing pour rédiger un post, trouver quelques accroches ou reformuler un email. Son intérêt peut pourtant aller beaucoup plus loin. Utilisé avec suffisamment de contexte, il peut accompagner presque tout le cycle d’une campagne : structurer le brief, analyser les informations disponibles sur les audiences, explorer plusieurs positionnements, décliner les messages par canal, préparer un plan de tests et enfin aider à interpréter les résultats. C’est d’ailleurs une évolution déjà visible dans les usages. Selon l’étude 2026 de Metricool menée auprès de plus de 700 professionnels des réseaux sociaux, 95 % utilisent l’intelligence artificielle dans leur travail et trois sur quatre l’utilisent quotidiennement. L’usage ne se limite plus à la production de contenus : 62 % déclarent l’utiliser pour travailler sur la stratégie, 61 % pour rechercher des tendances et 59 % pour analyser des métriques. La question devient donc moins « que peut rédiger ChatGPT ? » que « à quels moments d’une campagne peut-il améliorer la qualité et la rapidité du travail marketing ? ». 1. Commencer par lui donner un véritable brief La qualité d’une réponse générée dépend directement des informations données en entrée. Demander simplement : « Fais-moi une campagne Facebook pour mon assurance santé », oblige le modèle à combler lui-même presque tous les éléments manquants : cible, promesse, marché, prix, objectif, maturité du prospect ou contraintes réglementaires. Il produira généralement quelque chose de plausible, mais nécessairement générique. Une utilisation plus pertinente consiste d’abord à lui transmettre les éléments qui permettraient également de briefer un collaborateur ou une agence : produit, objectif business, cible, zone géographique, budget, calendrier, avantages concurrentiels, contraintes, canaux envisagés et indicateurs de performance. ChatGPT peut ensuite transformer ces informations parfois dispersées en un brief structuré et surtout signaler les informations manquantes. Pour une compagnie d’assurance qui souhaite commercialiser une nouvelle assurance habitation en Côte d’Ivoire, par exemple, il pourrait identifier qu’avant de produire les publicités, plusieurs questions doivent être clarifiées : cherche-t-on principalement des demandes de devis ou des souscriptions ? Quelle catégorie de logements est visée ? Quels sinistres sont réellement couverts ? Quelle est la prime minimale ? Existe-t-il une différence entre Abidjan et les autres zones géographiques ? Cette phase paraît élémentaire, mais elle évite qu’une campagne soit construite sur des hypothèses jamais explicitement validées. 2. Utiliser vos propres données pour travailler les audiences ChatGPT peut proposer des personas, mais il ne connaît pas spontanément vos clients. La différence est importante. Un persona généré uniquement à partir du nom d’un produit correspond surtout à une hypothèse statistiquement plausible. Il peut être utile pour commencer une réflexion, mais pas pour décider d’un ciblage ou d’un message. L’approche devient beaucoup plus intéressante lorsqu’on lui fournit de vraies informations : données de CRM (Customer Relationship Management, ou outil de gestion de la relation client), résultats de campagnes précédentes, requêtes Google, objections remontées par les commerciaux, commentaires reçus sur les réseaux sociaux ou résultats d’enquêtes clients. À partir de ces éléments, le modèle peut regrouper les comportements et faire ressortir des motivations communes. Une banque pourrait par exemple lui transmettre plusieurs centaines de verbatims issus de son service client concernant l’ouverture de compte. Le modèle peut aider à regrouper les demandes autour de thèmes comme la rapidité d’ouverture, les justificatifs demandés, les frais ou l’utilisation de l’application mobile. 3. Explorer plusieurs positionnements avant de choisir les messages L’un des usages les plus intéressants de ChatGPT intervient avant même la rédaction des publicités. Une même offre peut généralement être présentée de plusieurs manières. Une solution de paiement destinée aux PME peut par exemple être positionnée autour de la simplicité, de la rapidité d’encaissement, de la sécurité, de la réconciliation comptable ou encore de l’amélioration du suivi de trésorerie. Plutôt que de demander immédiatement vingt accroches publicitaires, il est souvent préférable de demander au modèle de proposer plusieurs territoires de communication distincts. Pour chaque territoire, il peut expliciter : Le rôle du marketing reste ensuite de choisir le territoire qui correspond réellement au produit, à la marque et aux attentes observées sur le marché. ChatGPT accélère donc l’exploration. Il ne remplace pas le choix stratégique. 4. Transformer une idée centrale en campagne multicanale Une campagne comporte rarement un seul message et un seul format. Une même plateforme de communication peut devoir être adaptée à Google Ads, Facebook, LinkedIn, une landing page, une séquence email ou une vidéo. ChatGPT est particulièrement efficace pour cette phase de déclinaison. Le point important consiste à conserver une idée centrale commune tout en adaptant la forme au rôle de chaque canal. Une personne qui recherche « assurance auto prix Côte d’Ivoire » sur Google exprime déjà une intention relativement forte. Un utilisateur qui découvre la même assurance dans son fil Facebook se trouve dans une situation très différente. Les deux annonces ne devraient donc pas simplement utiliser le même texte dans deux formats. ChatGPT peut aider à construire ces adaptations en lui précisant l’étape du parcours client et l’objectif associé à chaque canal : faire découvrir le problème, créer de l’intérêt, rassurer, déclencher une demande de devis ou réactiver un prospect. 5. Produire et décliner davantage de variantes de contenus L’un des gains les plus immédiats de ChatGPT se trouve dans la production de contenus. À partir d’un même concept de campagne, le modèle peut rapidement produire plusieurs accroches, titres, descriptions, scripts vidéo, emails ou variations d’un même message. Il peut également adapter un contenu à différents formats et canaux sans repartir de zéro. Une campagne pour une assurance habitation peut ainsi être déclinée autour de plusieurs angles : le risque d’incendie, les dégâts des eaux, la protection de la famille, le coût d’un sinistre ou encore le prix de l’assurance. Pour chaque angle, ChatGPT peut ensuite produire plusieurs variantes adaptées à Facebook, Google Ads, une landing page ou un email. L’intérêt n’est donc pas simplement de « produire plus ». Il est surtout de pouvoir explorer davantage de messages sans multiplier proportionnellement le temps de conception. Cette capacité est particulièrement utile pour

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Meilleur guide YouTube pour développer sa visibilité, son audience et ses performances

YouTube occupe une position particulière dans l’écosystème digital. La plateforme fonctionne à la fois comme un réseau social, un moteur de recherche, un service de streaming vidéo et un système de recommandation personnalisé. Une vidéo peut ainsi être découverte plusieurs mois ou plusieurs années après sa publication grâce à une recherche Google ou YouTube, mais elle peut aussi générer des millions de vues en quelques jours dans le flux Shorts ou les recommandations. Pour une entreprise, cette combinaison crée une opportunité particulière : construire simultanément de la portée, de la notoriété, de l’expertise et un actif de contenu durable. Mais YouTube a fortement évolué. Une étude publiée par Metricool en 2026, réalisée à partir de 799 718 vidéos publiées par 71 177 comptes, montre notamment que les volumes de vues progressent fortement, alors que retenir l’attention devient plus difficile. Les vues des Shorts ont ainsi progressé de 127 % sur un an dans l’échantillon étudié. Metricool observe parallèlement une diminution de plusieurs indicateurs d’attention et d’engagement. Cela résume assez bien le défi actuel : être exposé est devenu relativement accessible, retenir l’attention reste beaucoup plus difficile. Pour réussir sur YouTube, il faut donc comprendre quatre mécanismes complémentaires : 1. Comment fonctionne l’algorithme YouTube en 2026 ? Parler de « l’algorithme YouTube » est pratique, mais réducteur. YouTube utilise plusieurs systèmes pour décider quels contenus afficher selon l’endroit où se trouve l’utilisateur : page d’accueil, résultats de recherche, vidéos suggérées, flux Shorts ou page d’une chaîne. Le système de recommandation de YouTube analyse notamment l’historique de visionnage et de recherche, les abonnements, les likes et dislikes, les contenus ignorés ainsi que des enquêtes de satisfaction. L’objectif n’est donc pas simplement de trouver les vidéos qui génèrent le plus de clics. YouTube cherche surtout à répondre à deux questions : C’est un changement de perspective essentiel. Une entreprise ne doit pas chercher à « plaire à l’algorithme ». Elle doit produire un contenu que l’algorithme peut correctement associer à une audience susceptible de réellement l’apprécier. Les principaux signaux utilisés par YouTube Pour simplifier, plusieurs familles de signaux entrent en jeu. Signal Ce qu’il permet d’évaluer Clic Le titre et la miniature donnent-ils envie de regarder ? Durée de visionnage Combien de temps les utilisateurs restent-ils ? Pourcentage regardé Quelle part de la vidéo est réellement consommée ? Satisfaction Les utilisateurs semblent-ils apprécier le contenu ? Likes / dislikes Quelle réaction génère la vidéo ? Commentaires et partages Le contenu génère-t-il une implication ? Historique Ce contenu correspond-il aux habitudes de cette personne ? Recherche Le sujet correspond-il à ce que l’utilisateur cherche ? Abonnements La personne manifeste-t-elle déjà un intérêt pour cette chaîne ? Contexte Heure, appareil, comportements récents et autres signaux personnalisent les recommandations YouTube indique notamment regarder à la fois la durée moyenne de visionnage et le pourcentage moyen regardé lorsqu’il évalue la performance d’une vidéo proposée à un utilisateur. L’engagement reste utile, mais une accumulation de likes ne compense pas nécessairement une vidéo que les utilisateurs abandonnent rapidement. 2. YouTube personnalise davantage les contenus qu’il ne récompense les chaînes Une erreur fréquente consiste à imaginer YouTube comme un classement général. Dans la réalité, deux personnes peuvent ouvrir YouTube au même moment et obtenir deux pages d’accueil presque entièrement différentes. La plateforme analyse les comportements individuels pour identifier les contenus susceptibles d’intéresser chaque utilisateur. La conséquence est importante : une chaîne relativement petite peut obtenir une forte distribution si une vidéo fonctionne particulièrement bien auprès d’un segment précis d’utilisateurs. Inversement, disposer de centaines de milliers d’abonnés ne garantit pas automatiquement une forte audience sur chaque publication. YouTube précise d’ailleurs que son système ne « pousse » pas simplement les vidéos d’un créateur à son audience. Il cherche plutôt, lorsqu’un utilisateur se connecte, les vidéos susceptibles de lui convenir. Cela explique pourquoi le nombre d’abonnés reste important sans devenir une garantie de distribution. 3. YouTube Search, Accueil, vidéos suggérées et Shorts ne fonctionnent pas exactement de la même manière Une stratégie YouTube devient beaucoup plus claire lorsqu’on distingue les principales sources de visibilité. La recherche YouTube répond à une intention Dans son explication officielle du fonctionnement de YouTube Search, YouTube cite trois grands critères : la pertinence, l’engagement et la qualité. Pour évaluer la pertinence, YouTube analyse notamment le titre, la description, les tags et le contenu de la vidéo afin de déterminer leur correspondance avec la recherche. Le comportement des utilisateurs compte également. Si les personnes recherchant un sujet regardent durablement une vidéo après avoir cliqué dessus, ce comportement apporte une information supplémentaire sur sa pertinence. Enfin concernant la qualité, YouTube identifie des signaux pour repérer les chaînes qui font preuve de savoir-faire, de compétence et qui offrent des informations fiables sur un sujet donné. La page d’accueil repose davantage sur la personnalisation Sur l’accueil, YouTube cherche surtout à anticiper ce que l’utilisateur pourrait vouloir regarder. Son historique de visionnage joue donc un rôle particulièrement important. Une excellente optimisation SEO ne suffit pas nécessairement à faire apparaître une vidéo sur l’accueil d’une personne qui n’a aucun intérêt pour son sujet. Les vidéos suggérées dépendent fortement du contexte Lorsqu’un utilisateur regarde déjà une vidéo, YouTube cherche ce qui pourrait logiquement l’intéresser ensuite. Le contenu actuellement regardé devient donc un signal particulièrement important. Cela crée une opportunité pour les entreprises : développer des clusters de vidéos complémentaires autour d’une même thématique augmente les possibilités de circulation entre les contenus. Le flux Shorts fonctionne comme un moteur de découverte Le fonctionnement des Shorts ressemble davantage à une succession rapide de tests d’intérêt. YouTube observe notamment quels Shorts une personne regarde ou ignore, les thèmes qu’elle consomme, ses recherches passées et les chaînes qu’elle apprécie. Le guide officiel consacré à la découverte des Shorts précise que la plateforme ne favorise pas un format particulier par principe. La performance et la personnalisation restent centrales. 4. Les YouTube Shorts sont devenus un moteur majeur de découverte Les données 2026 de Metricool illustrent l’importance prise par ce format. Dans son étude sur la croissance YouTube, Metricool

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Google améliore les Search Profiles pour donner plus de visibilité aux éditeurs et créateurs de contenu

Google vient d’annoncer trois évolutions du service Search Profiles, quelques mois seulement après son lancement en juin 2026. Le service Search Profile est pour l’instant réservée aux éditeurs et créateurs de contenu aux États-Unis, mais les choix opérés par Google donnent déjà des indications intéressantes sur l’évolution de la visibilité organique. Car au-delà des changements apportés au produit, Google semble chercher à mieux relier une identité, les contenus qu’elle produit et les différentes plateformes sur lesquelles elle est présente. Qu’est-ce qu’un Search Profile sur Google ? Les Search Profiles permettent aux éditeurs et créateurs de regrouper leur présence numérique dans un espace unique associé à leur identité. Un profil peut notamment intégrer : Le Search Profile peut apparaître depuis le Knowledge Panel dans Google Search, être accessible dans Google Discover ou disposer de sa propre URL. Son intérêt dépasse donc celui d’une simple page de présentation. Google peut utiliser ce profil pour rassembler plusieurs expressions d’une même marque ou d’un même créateur autour d’une identité identifiable. Un média n’est plus seulement représenté dans Google par les pages de son site. Son profil peut également connecter ses articles, ses vidéos et ses présences sociales. La fonctionnalité reste pour l’instant disponible uniquement aux États-Unis. Google a néanmoins indiqué vouloir progressivement l’ouvrir à davantage d’éditeurs et de créateurs dans le monde. Google facilite désormais la gestion et la visibilité de ces profils Google a annoncé en septembre 2026 trois évolutions pour les Search profiles. Chacune répond à un besoin fonctionnel, mais révèle également une orientation plus large. 1) Première évolution : plusieurs publications peuvent désormais être administrées depuis un même compte. Pour les groupes médias ou les entreprises qui gèrent plusieurs marques, il n’est donc plus nécessaire de piloter chaque Search Profile séparément. Le changement peut sembler administratif. Il indique pourtant que Google envisage aussi les Search Profiles comme un outil adapté à des portefeuilles de marques et de publications, et non uniquement à des créateurs indépendants. Cette centralisation pourrait faciliter leur adoption par des organisations disposant de plusieurs médias, filiales ou marques. 2) Deuxième évolution : Google donne davantage de place aux articles dans les profils. Les miniatures sont améliorées et les titres peuvent être affichés sur une plus grande longueur. L’objectif immédiat est de rendre les contenus éditoriaux plus lisibles et plus faciles à identifier. Mais ce choix souligne également le rôle que Google souhaite donner aux contenus produits par une source identifiable. Le Search Profile n’est pas seulement une carte d’identité. Il devient aussi une surface permettant de distribuer les productions récentes de cette source. Pour les éditeurs et les marques qui investissent dans le contenu, la qualité et la régularité des publications prennent donc une importance particulière. 3) Troisième évolution : Google élargit les critères d’éligibilité. Un créateur ou éditeur américain disposant d’au moins 10 000 abonnés sur YouTube, Instagram, X ou TikTok peut désormais prétendre à un Search Profile. Le choix du critère est intéressant. Google ne regarde pas uniquement l’autorité d’un domaine ou la performance d’un site web. Il prend également en compte la taille d’une communauté construite sur d’autres plateformes. Autrement dit, la légitimité numérique d’une source peut aussi provenir de YouTube, TikTok, Instagram ou X. Cette ouverture rapproche encore davantage les logiques de SEO, de création de contenu et de développement de communautés. Quel impact pour les éditeurs, créateurs de contenus et les entreprises en matière de référencement SEO ? Pendant longtemps, travailler son référencement sur Google revenait essentiellement à optimiser son site : structure technique, contenus, mots-clés, liens entrants et autorité du domaine. Ces fondamentaux restent essentiels. Mais les Search Profiles illustrent un élargissement progressif de cette logique. Google dispose désormais de nombreuses surfaces de découverte : Search, Discover, Knowledge Panels, vidéos, résultats enrichis et fonctionnalités basées sur l’intelligence artificielle. Dans ce contexte, le site web reste central, mais il n’est plus le seul actif qui contribue à la découvrabilité d’une marque. Une vidéo YouTube, Instagram ou TikTok, peut tout autant participer au référencement qu’un article de blog. Pour les créateurs, cela renforce l’intérêt de construire une identité cohérente sur plusieurs plateformes plutôt que d’accumuler des audiences totalement déconnectées. Pour les entreprises, l’enjeu devient également organisationnel. Le SEO ne peut plus fonctionner totalement indépendamment des équipes social media, contenu, relations presse, vidéo ou branding. C’est ici que la logique de Global Search ou « Search Everywhere » prend tout son sens. Le principe consiste à considérer que la recherche ne se déroule plus exclusivement dans une barre Google. Un utilisateur peut découvrir une marque sur TikTok, approfondir le sujet sur YouTube, rechercher son nom sur Google, consulter un article puis revenir sur son site. Toutes ces surfaces participent au parcours de recherche.

Classements et listes

Classement des 100 outils IA et SaaS qui attirent le plus de trafic sur internet

ChatGPT domine largement le marché de l’intelligence artificielle. Mais cette domination générale masque des réalités très différentes selon les usages. Pour créer une vidéo, générer une image, concevoir un visuel ou gérer un projet, les outils qui concentrent le plus d’audience ne sont pas les mêmes. Une étude publiée par OneLittleWeb permet justement d’observer le marché catégorie par catégorie. L’agence a analysé plus de 9 500 outils ayant une composante IA répartis dans plus de 170 catégories, à partir notamment des estimations de trafic web de Semrush et Ahrefs. La comparaison annuelle porte sur deux périodes de douze mois allant de mai 2024 à avril 2026. Au total, le marché étudié a généré 144,5 milliards de visites web sur douze mois, en progression de 40,12 %. Les 100 premiers outils concentrent à eux seuls 89,69 % de ce trafic. Les dix catégories qui concentrent le plus de trafic sont les chatbots, le design, la traduction, les Character Chat (assistants conversationnels incarnant des personnages), la gestion de projet, la génération d’images, la génération vidéo, les outils de prise de notes, la musique et les outils commerciaux. Catégorie Visites mensuelles Chatbots 8,26 milliards Design 780,54 millions Traduction 399,01 millions Character Chat 358,31 millions Gestion de projet 327,09 millions Génération d’images 242,85 millions Génération vidéo 167,43 millions Prise de notes IA 136,71 millions Génération musicale 118,78 millions Outils de vente 91,37 millions Ces chiffres doivent toutefois être interprétés correctement. Le classement mesure des visites web estimées, et non le nombre d’utilisateurs actifs. Il ne comptabilise notamment pas les applications mobiles, les appels API ou une partie des usages réalisés dans des environnements professionnels. Certains produits peuvent également être rattachés au trafic du site de leur maison mère. L’étude permet néanmoins de dresser un panorama intéressant des outils qui concentrent aujourd’hui l’attention dans plusieurs grandes catégories. Les outils présents dans le Top 100 mondial OneLittleWeb 1. Classement des chatbots et assistants généralistes Cette famille rassemble les chatbots du classement et Monica, que OneLittleWeb classe parmi les assistants IA. Elle couvre la rédaction, la recherche, l’analyse et l’exécution de tâches. OneLittleWeb Rang mondial Outil Visites sur 12 mois À quoi sert-il et qu’est-ce qui le distingue ? 1 ChatGPT 64,7 Md Réunit conversation, recherche, analyse de fichiers, programmation et création visuelle dans un même environnement. 3 Gemini 6,9 Md Propose un assistant généraliste qui s’intègre à l’écosystème Google. 5 DeepSeek 3,8 Md Donne accès aux modèles de DeepSeek pour dialoguer, raisonner et travailler sur des tâches techniques. 6 Claude 3,4 Md Accompagne la rédaction, l’analyse documentaire et le développement, avec des espaces de travail et des créations interactives. 7 Grok 2,5 Md Propose l’assistant de xAI, avec une connexion particulière à l’écosystème X. 8 Perplexity 2,3 Md Recherche des informations et construit des réponses accompagnées de références consultables. 12 Microsoft Copilot 1,2 Md Assiste les utilisateurs dans leurs recherches et leurs tâches, au sein de l’écosystème Microsoft. 39 Manus 298,8 M Prend en charge des tâches en plusieurs étapes, comme rechercher, produire un document ou construire un site. 42 Meta AI 284,9 M Propose un assistant conversationnel lié aux services et applications de Meta. 56 DeepAI 211,5 M Regroupe des outils de conversation et de génération d’images, de vidéos et de musique. 61 Poe 186,7 M Permet d’utiliser plusieurs modèles et assistants depuis une seule plateforme. 79 Monica 132,0 M Combine plusieurs modèles et des outils de rédaction, de recherche et de traitement de documents. 2. Classement des outils IA et SaaS pour les conversations avec des personnages IA Deux plateformes de cette catégorie figurent dans le Top 100 annuel. Leur usage repose sur les échanges avec des personnages personnalisés plutôt que sur l’assistance professionnelle généraliste. OneLittleWeb Rang mondial Outil Visites sur 12 mois À quoi sert-il et qu’est-ce qui le distingue ? 10 Character AI 1,7 Md Permet de créer des personnages conversationnels et d’interagir avec ceux proposés par la communauté. 11 JanitorAI 1,6 Md Organise les conversations autour de personnages personnalisables et de scénarios de jeu de rôle. 3. Classement des outils IA et SaaS pour le design et les présentations Canva appartient à la catégorie design de l’étude. Gamma et Prezi relèvent de la création de présentations. Nous les réunissons ici autour de la production de supports visuels. OneLittleWeb Rang mondial Outil Visites sur 12 mois À quoi sert-il et qu’est-ce qui le distingue ? 2 Canva 10,5 Md Réunit création graphique, modèles, édition et déclinaison de supports dans une suite collaborative. 36 Gamma 309,9 M Transforme des idées ou documents en présentations et pages structurées, avec une mise en forme automatisée. 92 Prezi 110,7 M Crée des présentations qui privilégient la navigation visuelle et les effets de zoom entre les idées. 4. Classement des outils IA et SaaS pour les images, retouche et création visuelle Cette famille regroupe plusieurs catégories de OneLittleWeb : génération d’images, retouche, suppression d’arrière-plan, création artistique, modèles en trois dimensions et avatars. Les outils ne remplissent donc pas tous la même fonction. OneLittleWeb Rang mondial Outil Visites sur 12 mois À quoi sert-il et qu’est-ce qui le distingue ? 9 Magnific — Freepik dans l’étude 1,8 Md Réunit ressources créatives, génération et amélioration visuelle au sein de la plateforme liée à Freepik. 13 Remove.bg 907,0 M Supprime automatiquement l’arrière-plan d’une image, avec une approche centrée sur cette tâche précise. 40 SeaArt 292,7 M Propose différents modèles et styles de génération, associés à une communauté de créateurs. 41 Photopea 286,0 M Fournit un éditeur d’images dans le navigateur, avec calques et prise en charge de nombreux formats. 45 Photoroom 273,6 M Automatise la préparation de photos produits, notamment pour les boutiques et catalogues en ligne. 49 Leonardo AI 239,2 M Génère des visuels avec différents modèles, références et paramètres de contrôle créatif. 54 Pixelcut 214,5 M Simplifie la création et l’amélioration de visuels produits, notamment grâce au détourage et aux décors générés. 55 Midjourney 211,9 M Génère des images avec des paramètres de style et des références pour orienter la création. 59 Pixlr 203,4 M Combine retouche

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Publicité YouTube : quand la création devient plus déterminante que le ciblage

Google vient de publier de nouvelles recommandations créatives pour les campagnes publicitaires diffusées sur YouTube. Le message est assez clair : la performance d’une campagne ne dépend pas uniquement du ciblage, des enchères ou du budget. La manière dont la publicité est conçue peut elle aussi modifier significativement les résultats. Dans son guide consacré aux créations publicitaires sur YouTube, Google partage notamment trois observations réalisées aux États-Unis en juillet 2026 sur des annonces vidéo InStream désactivables utilisées dans les campagnes Demand Gen (campagnes Google Ads automatisées visant à générer de la demande et des conversions sur YouTube, Discover et Gmail) : Ces résultats concernent un périmètre précis, les États-Unis et ce format publicitaire, et ne doivent donc pas être interprétés comme des gains garantis pour toutes les campagnes. Ils donnent néanmoins des indications intéressantes sur la manière dont une création peut faciliter la compréhension et la mémorisation d’une publicité. Sur YouTube, la qualité de la création peut peser autant que l’optimisation média Google cite également des travaux de Nielsen selon lesquels la création représenterait 49 % du retour sur investissement d’une campagne. Une étude publiée en février 2026 par Ekimetrics apporte un autre éclairage. L’analyse porte sur 12 marques aux États-Unis et dans la zone EMEA (Europe, Moyen-Orient et Afrique). Selon Ekimetrics, l’application d’au moins 8 des 20 bonnes pratiques créatives identifiées dans l’étude pourrait permettre aux marques étudiées de doubler leur retour sur investissement publicitaire sur YouTube. Ces critères expliqueraient par ailleurs plus de 70 % des variations de performance observées entre les vidéos analysées. Autre constat : 81 % des vidéos étudiées en 2025 étaient considérées comme sous-optimales, tandis que seulement 15 % des créations analysées dans la zone EMEA étaient classées comme optimales. Autrement dit, une partie de la marge de progression d’une campagne peut se situer directement dans la création déjà diffusée. Montrer des personnes plutôt que simplement présenter un produit Les recommandations de Google vont également dans ce sens. La plateforme conseille notamment d’intégrer une présence humaine visible dans les visuels lorsque cela est pertinent : visage, personne utilisant le produit ou situation permettant au spectateur de se projeter. Google recommande également d’éviter les faux boutons ou éléments graphiques imitant l’interface de YouTube. Ces éléments peuvent entrer en concurrence avec les véritables appels à l’action proposés par la plateforme et compliquer la lecture de la publicité. Ekimetrics identifie de son côté plusieurs principes récurrents parmi les créations performantes : montrer le produit dans son contexte d’utilisation, générer de l’émotion, garder un message relativement concentré, travailler le son et proposer un appel à l’action identifiable. L’étude souligne néanmoins que les mêmes recettes ne fonctionnent pas exactement partout. Dans la zone EMEA, les audiences étudiées semblent davantage réagir à l’authenticité, au ton et à la capacité de la publicité à paraître proche de leur réalité, alors que les créations américaines bénéficient davantage d’une structure très explicite, d’un sentiment d’urgence et d’appels à l’action directs. Ce que les entreprises qui font de la publicité sur YouTube doivent en retenir La principale implication est méthodologique : optimiser une campagne YouTube ne devrait pas uniquement consister à modifier les audiences, les enchères ou les budgets. Les créations devraient elles aussi entrer dans une logique de test. Il faudrait par exemple produire plusieurs variantes d’une même publicité en faisant varier un seul élément : présence ou non d’une voix humaine, apparition de la marque dès les premières secondes, texte affiché à l’écran, présence d’une personne, formulation de l’appel à l’action ou contexte dans lequel le produit est présenté. Cette approche permet surtout d’éviter une erreur fréquente : considérer une mauvaise performance publicitaire comme un problème de ciblage alors que le message ou son exécution créative peuvent eux-mêmes limiter la conversion. À mesure que les plateformes automatisent davantage le ciblage et les enchères grâce à l’intelligence artificielle, la création pourrait d’ailleurs devenir l’un des principaux leviers sur lesquels les équipes marketing conservent une capacité directe de différenciation.

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L’évolution des résultats Google en Europe rappelle l’exigence de maîtriser son acquisition

Google vient de modifier en profondeur l’affichage de ses résultats de recherche dans l’Union européenne. L’entreprise affirme elle-même que cette évolution constitue l’une des plus fortes dégradations de l’expérience de recherche depuis sa création. Mais derrière le conflit entre Google et les autorités européennes se trouve surtout un rappel important pour les entreprises : une stratégie d’acquisition peut être fragilisée du jour au lendemain par une décision prise entièrement en dehors de l’entreprise. Pourquoi Google a modifié ses résultats de recherche en Europe Le 8 septembre 2026, Google a fait évoluer plusieurs éléments de ses pages de résultats dans l’Union européenne afin de se conformer au Digital Markets Act (DMA), ou règlement européen sur les marchés numériques. Le sujet oppose Google à la Commission européenne sur le traitement réservé aux services proposés directement par Google dans son moteur. En juillet 2026, la Commission européenne a notamment infligé à Google une amende de 460 millions d’euros concernant la mise en avant de ses propres services dans les résultats liés notamment au shopping, aux hôtels, aux transports ou au sport. Selon la Commission, un moteur de recherche comme Google ne peut pas traiter ses propres services plus favorablement que ceux de concurrents comparables. Google a donc introduit en Europe de nouveaux formats donnant davantage de visibilité à certains agrégateurs et services spécialisés. Sa documentation confirme notamment l’apparition de formats spécifiques pour les agrégateurs, les fournisseurs directs et différents carrousels selon les marchés. Des entreprises peuvent perdre du trafic sans avoir changé leur stratégie SEO C’est probablement le point le plus intéressant pour les directions marketing dans certains secteurs d’activité en l’Europe. Selon les données communiquées par Google et relayées par Reuters, les premières modifications apportées pour répondre au DMA auraient déjà provoqué une baisse d’environ 30 % du trafic gratuit de réservation directe vers certaines entreprises européennes. Cette donnée provient de Google et doit donc être considérée comme la mesure communiquée par l’entreprise, et non comme une estimation indépendante. Dans certains secteurs comme l’hôtellerie, la restauration ou le voyage, un établissement peut ainsi continuer à disposer : … tout en recevant moins de trafic parce que l’interface située entre l’entreprise et son client a changé. Un rappel, quant au fait qu’une baisse d’acquisition digitale ne résulte pas toujours d’une mauvaise campagne, d’une mauvaise optimisation SEO ou d’une baisse de la demande. Elle peut également venir d’une externalité : changement d’algorithme, nouveau format de résultats, modification réglementaire, évolution des règles publicitaires ou transformation des usages. Google n’est qu’un exemple d’un risque plus large Le SEO reste un canal d’acquisition extrêmement important. Google Ads également. Il en va de même de Meta, LinkedIn, TikTok ou des places de marché. Le problème apparaît lorsqu’une entreprise confond performance d’un canal et maîtrise de son acquisition. Une entreprise peut construire une excellente audience sur Instagram et subir une baisse de portée après une évolution de l’algorithme. Elle peut devenir très performante sur Google Ads et voir ses coûts d’acquisition augmenter rapidement lorsque la concurrence s’intensifie. Elle peut générer une grande partie de ses prospects grâce au référencement naturel et perdre une partie de sa visibilité après une modification des résultats de recherche. Elle peut enfin dépendre d’une place de marché, d’un comparateur ou d’un réseau social dont les règles commerciales changent. Dans tous ces cas, l’entreprise ne contrôle pas totalement le canal qui lui apporte ses clients. Diversifier les canaux d’acquisition digitale, mais aussi les points de contact La réponse n’est évidemment pas d’abandonner Google ou les grandes plateformes. Elle consiste plutôt à éviter qu’un seul acteur devienne indispensable à la croissance de l’entreprise. Une stratégie d’acquisition plus résiliente combine plusieurs sources : référencement naturel, publicité payante, réseaux sociaux, partenariats, affiliation, influence, événements, relations presse, prospection ou recommandation. Mais la diversification des canaux ne suffit pas. Il faut également transformer progressivement cette audience externe en points de contact directement maîtrisés par l’entreprise : base CRM, adresse e-mail, numéro de téléphone, compte client, application, communauté, abonnement à une newsletter ou programme de fidélité. L’objectif est simple : qu’un client découvert grâce à Google, Meta ou TikTok puisse ensuite être retrouvé et sollicité sans dépendre systématiquement de Google, Meta ou TikTok. Ce que les entreprises doivent en retenir pour leur stratégie de marketing digital L’épisode actuel entre Google et l’Union européenne illustre une distinction essentielle entre canaux loués et actifs possédés. Google peut être une source majeure de trafic. Meta peut être un excellent outil d’acquisition. TikTok peut devenir un formidable moteur de découverte. Mais leurs interfaces, algorithmes, coûts et règles peuvent évoluer sans que l’entreprise ait son mot à dire. Une bonne stratégie d’acquisition ne cherche donc pas uniquement à maximiser les performances du canal le plus rentable aujourd’hui. Elle cherche aussi à éviter qu’une modification d’algorithme, une nouvelle réglementation ou une décision commerciale prise par une plateforme puisse remettre en cause, à elle seule, une part importante du chiffre d’affaires de demain. La question n’est donc pas seulement : “Quel canal nous apporte le plus de clients ?” Elle devrait aussi être : “Que se passerait-il si ce canal n’existait plus ?”

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