Les facteurs SEO jugés les plus importants par 131 professionnels
Google ne publie pas la formule exacte qui détermine l’ordre de ses résultats de recherche. Le moteur confirme cependant utiliser de nombreux systèmes et signaux pour analyser des centaines de milliards de pages et sélectionner les résultats qu’il juge les plus pertinents et utiles pour chaque requête. Dans ce contexte, une question revient régulièrement chez les entreprises : sur quoi faut-il réellement concentrer ses efforts SEO ? En septembre 2026, Zyppy a interrogé 131 professionnels du référencement naturel afin de connaître leur perception des facteurs qui influencent le plus le classement sur Google. L’étude originale publiée par Zyppy porte sur 103 facteurs potentiels et rassemble 13 665 évaluations. Les résultats donnent une indication intéressante sur les priorités actuelles des spécialistes SEO : Facteur cité parmi les 3 plus importants Part des répondants Pertinence par rapport à la recherche 57,1 % Backlinks 54,8 % Qualité du contenu 47,6 % Autorité et confiance 36,5 % Comportement et clics des utilisateurs 29,4 % Signaux de marque 27,0 % Satisfaction utilisateur 19,8 % Santé technique du site 17,5 % Autorité thématique 14,3 % Maillage interne 11,1 % Ces pourcentages ne représentent pas le poids réel de chaque facteur dans l’algorithme de Google. Ils indiquent la proportion de professionnels interrogés ayant placé chaque élément dans leur top 3. L’étude mesure donc une perception professionnelle structurée, pas le fonctionnement interne de Google. 1. Intention de recherche : le premier facteur SEO cité pour le classement Google La correspondance avec l’intention de recherche obtient le meilleur score parmi les 103 facteurs étudiés. L’intention de recherche désigne ce que l’internaute cherche réellement à accomplir lorsqu’il saisit une requête. Une personne qui recherche « assurance auto Côte d’Ivoire » peut, par exemple, vouloir comparer les offres. Une personne qui tape « prix assurance auto Côte d’Ivoire » manifeste une intention plus précise. Une recherche comme « souscrire assurance auto en ligne » se rapproche encore davantage d’une intention transactionnelle. Une page peut donc contenir exactement les bons mots-clés et rester peu performante si elle répond mal au besoin réel de l’utilisateur. Cette observation est cohérente avec le fonctionnement décrit dans le guide officiel des systèmes de classement de Google. Google explique que ses systèmes automatisés exploitent de nombreux facteurs et signaux afin de comprendre les pages et de présenter les résultats les plus pertinents. Comment intégrer l’intention de recherche dans une stratégie SEO ? Une stratégie SEO ne devrait donc pas commencer par : « Combien de fois devons-nous utiliser ce mot-clé ? » Elle devrait plutôt commencer par : « Quelle réponse attend réellement l’utilisateur lorsqu’il effectue cette recherche ? » Cela change directement la construction des contenus. Pour une banque, une requête comme « ouvrir un compte professionnel » peut nécessiter une page produit claire comprenant les conditions, les documents nécessaires et le processus d’ouverture. Une requête comme « quel compte bancaire choisir pour une PME » appelle davantage un contenu comparatif et pédagogique. Le mot-clé peut être proche. L’intention, elle, est différente. 2. Backlinks et SEO : les liens restent un facteur important pour Google Deuxième enseignement de l’étude : les backlinks, c’est-à-dire les liens provenant d’autres sites vers votre propre site, restent très fortement valorisés par les professionnels interrogés. 54,8 % des répondants les placent parmi leurs trois principaux facteurs, selon l’étude Zyppy sur les facteurs de classement Google. Tous les liens ne se valent cependant pas. Les répondants accordent notamment davantage de valeur aux liens provenant : À l’inverse, les backlinks considérés comme artificiels ou spammy obtiennent une évaluation négative dans l’étude. Google confirme de son côté que ses systèmes prennent en compte les relations entre les pages et les liens. Son guide des systèmes de classement mentionne notamment PageRank parmi les systèmes toujours intégrés à ses principaux mécanismes de classement. Cela ne signifie toutefois pas qu’il faut chercher à obtenir le maximum de liens possible. Les règles anti-spam de Google visent explicitement les pratiques destinées à manipuler artificiellement les résultats. Cela comprend notamment différentes formes de création ou d’achat de liens lorsque l’objectif principal est de fausser le classement. Comment obtenir des backlinks de qualité pour son référencement naturel ? Une compagnie d’assurance qui publie une étude originale sur les comportements de souscription en Afrique francophone peut naturellement être citée par des médias économiques, des blogs spécialisés, des associations professionnelles ou d’autres organisations du secteur. Ces liens ont une logique éditoriale. Ils sont très différents de centaines de liens achetés sur des sites sans rapport avec l’assurance. 3. Contenu SEO : Google et les experts valorisent la qualité et l’originalité La qualité du contenu arrive en troisième position dans l’étude. Mais un résultat est particulièrement intéressant : la recherche originale et les données propriétaires figurent parmi les éléments les mieux notés à l’intérieur de cette catégorie, selon l’étude originale de Zyppy. Cela correspond également à l’orientation exprimée par Google. Dans son guide des systèmes de classement, Google explique chercher à mettre en avant des contenus utiles et originaux plutôt que de simples copies ou reformulations de contenus déjà existants. Pour les entreprises, cela ouvre un levier SEO parfois sous-exploité : utiliser leurs propres données et leur expertise métier comme matière éditoriale. Ces contenus sont plus difficiles à reproduire qu’un article générique du type « 10 conseils pour améliorer votre marketing ». Ils peuvent également devenir des sources que d’autres sites souhaitent citer, ce qui crée un lien direct entre contenu original et acquisition de backlinks. 4. Contenu généré par IA et SEO : ce que Google pénalise réellement L’utilisation de l’intelligence artificielle mérite une nuance importante. Dans l’étude, les professionnels interrogés évaluent plutôt favorablement les contenus générés avec l’aide de l’IA lorsqu’ils font ensuite l’objet d’un travail humain substantiel et apportent une valeur supplémentaire. À l’inverse, la production massive de contenus assistés par IA avec peu de valeur ajoutée figure parmi les facteurs les plus négativement évalués dans l’étude Zyppy. Cela rejoint la position officielle de Google. Dans ses recommandations concernant les contenus générés par intelligence artificielle, Google explique se concentrer principalement









